Débroussaillons les classifications ontologiques

Avertissement

L’idée même de classification “ontologique” est suspecte. Qu’est-ce que l’être d’une chose par seule référence à la chose ? Par définition elle est seule à l’éprouver. Une accroche pour la connaissance : l’être résulte d’une constitution. Mais si nous croyons connaître la constitution en soi —l’être de la constitution— cela nous situe en créateur de la chose. Déification de celui qui connaît, dont la connaissance serait ultime. Plus pondérément l’esprit regarde la chose, lui adjoint une représentation. Il intègre cette image à son univers identitaire, virtualité miroir de la réalité.

La construction de cet univers n’est pas aléatoire. Elle se fait bien en référence à la réalité. Mais doit satisfaire la cohérence de l’univers mental avant celle de la réalité. La cohérence de la réalité tient par des lois imperturbables ; celle de l’univers mental est fragile. Son identité met de nombreuses années à s’établir, parfois ne se trouve jamais, peut s’évanouir dans l’instant en rencontrant un évènement incompatible. Nos déclarations ontologiques sont ainsi des déclarations de cohérence mentale avant d’être celles de la réalité. Tant mieux si elles coïncident.

Rétrécissement

Descendre dans la constitution des choses montre que leur diversité diminue. Toutes les ontologies se rétrécissent à des éléments fondamentaux. Air feu eau terre pour les classiques, quantons pour les modernes. Les classifications ontologiques tentent donc de restreindre leur catégories au strict minimum. Elles sont une dé-diversification des choses. L’idéal est d’arriver à une ontologie mono-catégorielle, où se nicherait un principe universel, une équation du Tout.

Mais la tâche n’est pas facile. Il faut retrouver la diversité existante de la réalité à partir d’une catégorie unique. Faire entrer toutes choses dans ce corset étroit. La foule bigarrée de nos esprits particuliers peut-elle s’en satisfaire ? Nous semblons courir directement à l’échec. Mais une belle consolation serait que la réalité en soi s’en satisfasse.

L’ontologie mono-catégorielle de L.A. Paul

Je vais présenter et commenter quelques tentatives. Une récente est l’ontologie à une catégorie de L.A Paul. Elle voit dans le monde un seul type de choses : les qualités / propriétés. Pour Paul les qualités sont des universaux, seuls véritables éléments de réalité. Le monde est fait de fusions méréologiques de qualités différentes. En tant qu’être, le monde est lui-même la fusion exhaustive de toutes les entités qualitatives. Les qualités se répètent dans le monde; mais ce n’est pas le principe de réalisation multiple, qui voit différents éléments afficher la même propriété. Ici c’est la qualité qui fonde le monde. Elle n’est pas supportée par quelque chose.

Si vous avez saisi le principe du double regard vous avez peut-être déjà deviné que l’ontologie de Paul est celle du regard descendant exclusif. Les choses ne sont vues que par leur apparence fusionnée. Si chaque chose est une pièce à deux côtés, le dessous étant ses micromécanismes et le dessus ses propriétés, Paul regarde la pièce exclusivement par le dessus. Direction inverse du réductionnisme, qui est le regard ascendant exclusif —tout vient des micromécanismes.

Success story…

Le regard descendant de Paul rencontre bien sûr un succès immédiat avec les émergences fortes, comme l’intrication quantique. Les propriétés étant causales, elles s’imposent aux particules. Le tout formé par des particules intriquées impose ses caractéristiques à ses éléments.

Philosophe accompli, vous avez également reconnu dans cette ontologie à une catégorie le monisme de Spinoza. Dieu est le grand Tout fusionné et ses parties s’en individualisent par la négation. Les choses du monde sont des restrictions, des limitations de l’unique positivisme qui est le divin. Ces entités, y compris nous les humains, ne sont pas réellement indépendantes du tout mais des conséquences de leurs limitations. Les effets résultants sont des illusions dans le spinozisme. C’est un éliminativisme à l’envers de celui du matérialisme. Chez Spinoza les micromécanismes sont des illusions et seul existe réellement le tout auquel ils sont associés.

Classification des regards

Paul remet le spinozisme au goût du jour en profitant de l’émergence irréductible apparue avec la mécanique quantique. Point d’appui plus solide que le théisme de Spinoza. Paul en évite aussi le côté éliminativiste et ne conteste pas la réalité des parties du monde, ce qui en fait un ‘holiste souple’. On peut en effet classer les penseurs, selon leur vision du monde, ainsi : 

1) Regard descendant exclusif :
a) Holiste radical: il n’existe pas d’autre réalité que le Tout (Spinoza)
b) Holiste souple: le Tout est l’origine mais ses parties existent.
2) Regard ascendant exclusif :
a) Matérialiste éliminatoire: il n’existe pas d’autre réalité que les micromécanismes élémentaires, le reste est illusion.
b) Matérialiste souple: les micromécanismes sont l’origine mais les phénomènes émergents existent.

Chacun des deux regards, débarrassé des contingences de l’autre, autorise toutes les possibilités. Ainsi le regard ascendant autorise, à partir des probabilités quantiques, une infinité d’univers (théorie des mondes multiples d’Everett). De même le regard descendant de Paul autorise, avec l’ontologie à une catégorie, toutes les fusions qualitatives donc tous les univers possibles. Le nôtre n’est qu’une de ces possibilités.

…mais ce n’est qu’une story

L’absence de contingence pose aux deux regards le même problème crucial : Sur quoi repose la chaîne d’états physiques / d’impressions qualitatives qui produit notre expérience d’univers unique, qui n’a jamais été contredite par des observations fiables ? Les théories des mondes multiples ne proposent aucune explication. Elles se font taillader vilainement par le rasoir d’Occam, au point qu’il en reste… une parcelle infiniment petite.

Mais ce n’est pas la principale critique que doit affronter Paul. Certains pointent que son ontologie à une catégorie, comme le spinozisme, n’apporte aucun progrès effectif à la connaissance, contrairement à la rigueur du structuralisme fondé sur les micromécanismes ascendants. Le seul intérêt apparent de ce monisme est de proposer une interprétation des phénomènes quantiques, interprétation dont la physique se dispense très bien. C’est-à-dire que cette interprétation intéresse surtout le regard propriétaire de Paul et ne change guère la marche du monde. Avouons que des deux catégories d’illusions, conscience et micromécanismes, c’est la première qui a le moins d’effets observables. Et quand elle en a, c’est en jouant sur les seconds.

La nécessité de coopérer

Mais je nuancerai ce constat matérialiste sévère. Le regard ascendant n’est pas exclusif dans la recherche fondamentale. La physique n’est pas qu’une accumulation de données. Elle passe obligatoirement par des constructions théoriques, qui sont des activations du regard descendant. La coopération des deux regards est indispensable. C’est la position défendue dans Surimposium : les deux directions créent la réalité de manière aussi concrète l’une que l’autre. Un monisme fondé sur une direction exclusive est voué à l’échec.

Cela doit conduire à rejeter la variété spinozienne du monisme reprise par Paul, qui est pseudo-ontologique. C’est en vérité une téléologie radicale, un avatar de la déification de l’esprit humain, qui en appréciant les qualités serait créateur des choses. L’expérience humaine est magnifiée et devient source ultime de la réalité.

Imaginer sans biaiser

Peut-être n’est-ce pas seulement une idée mais une nécessité. Elle semble provenir d’un biais cognitif : notre esprit invente une explication à tout, même pour ce qui ne lui est pas accessible. La chaîne des pourquoi ne peut apparaître ou se terminer dans le rien. Elle oblige alors à postuler un départ, une origine. Pour le regard ascendant c’est la fondation physique ultime de la réalité (des supercordes ou des boucles ?). Pour le regard descendant c’est Dieu ou une autre version du Tout fusionné. Notre esprit parvient difficilement à tenir la réalité suspendue dans l’inconnu, sans une origine où l’ancrer. Au lieu d’implanter ses postulats dans ce qu’il peut observer, il les projette dans l’inconnu. Mais les abandonne ainsi à son imagination pure, au lieu d’en faire la propriété de sa relation avec le monde.

Comprenez bien : il est parfaitement possible et raisonnable d’explorer l’inconnu à partir des postulats implantés dans ce qui nous est accessible. L’imagination est une force. Son travers est le solipsisme, c’est-à-dire penser que la réalité qu’elle invente est la seule valide. Le solipsiste peut fabriquer des postulats strictement personnels qui modèlent sa vision du monde sans que le monde vienne jamais la confirmer par lui-même. Les mondes multiples sont séducteurs pour cette forme d’esprit car tous les solipsismes peuvent s’y loger. Ils rencontrent une grande faveur avec la poussée contemporaine de l’individualisme. Mais, redisons-le, cette confiance repose sur un biais cognitif, une difficulté manifeste de l’esprit à s’extraire de son propre processus, et dissimule les failles rédhibitoires du solipsisme.

L’ontologie à quatre catégories de E. J. Lowe

Cette classification ontologique a fait l’objet d’excellentes revues par Jan WesterhoffRyan Wasserman et Ingvar Johansson. Quatre catégories naissent de la division entre particulier et universel d’une part, entre substantiel et non-substantiel d’autre part. Malgré le gros travail de Lowe, dans le sillage de David Armstrong, la classification n’a pas reçu d’accueil enthousiaste face aux ontologies mono-catégorielles. Les avantages pointés par Lowe ne résistent pas aux difficultés introduites par les dualismes choisis. Comment s’établit la relation entre propriétés particulières et universelles ? Entre substance et non-substance ? Lowe facilite la tâche de classification mais complique celle de l’explication. À nouveau il s’agit d’une pseudo-ontologie, en réalité téléologique par essence ; elle ne cherche pas à s’émanciper des manières de connaître de l’esprit humain mais à s’y adapter.

Que des pseudo-ontologies

Toutes les ontologies, même le réductionnisme scientifique, ne sont-elles pas des pseudo-ontologies ? En effet, personne n’a posé le pied sur une fondation supposée de la réalité et s’est éprouvé en tant que cette origine ultime. Les physiciens projettent des théories dans l’abîme des micromécanismes, filets cherchant à capturer des choses fondamentales. Si la maille conceptuelle est assez fine, ils les voient apparaître et s’organiser sous leurs yeux. Mais ce regard est le leur et non celui des choses. C’est le regard de la représentation, descendant dans la dimension complexe. Ce n’est pas le regard ascendant des choses qui s’éprouvent en tant qu’individuations substantielles, qui entrent en relation avec les autres dans un contexte qu’elles sont également seules à éprouver. La théorie mathématique est, par défaut, un langage appliqué à la sensibilité inaccessible de ces choses.

La connaissance s’exerce sur une structure moniste de la réalité, mais il existe un dualisme dans la direction qu’elle utilise, en raison de la dimension complexe intrinsèque à cette structure. La connaissance exerce un va-et-vient entre la direction descendante, qui installe les représentations à la base de la complexité, et la direction ascendante, qui fait dérouler les mécanismes et confirme la véracité des représentations. La connaissance construit ainsi une image mentale jumelle de la structure du monde. C’est une photographie, une image aplatie, révélée dans l’espace de travail conscient, sans profondeur complexe en elle-même. La profondeur complexe est celle du mental, de l’appareil photographique, et non de sa sortie imprimée en conscience. Si l’image n’a pas saisi la complexité dans son champ, la conscience n’en a aucune connaissance.

Un courant alternatif

Le va-et-vient est celui entre les directions téléologique (une configuration mentale se prétend représentative des micromécanismes) et pseudo-ontologique (les micromécanismes se montrent compliants ou non à cette représentation). Alternance qui dégonfle les prétentions des matérialisme et holisme éliminatoires. Matière et esprit sont indissociables, autant dans les relations physiques que les constructions théoriques. L’alternance entre les regards est un moteur. Le mental est une machine à tisser la représentation de la réalité, vers les deux extrémités de sa dimension complexe : micromécanismes et société de nos esprits assemblés. Les premiers rangs tissés furent ceux de l’écosystème humain. Extension vers les mécanismes inférieurs et les contrôles supérieurs, fondations et superstructures, versions idéalisées de nos outils et de nos observations, atomes et divinités. C’est du centre de l’inconnu que l’esprit a commencé à tisser. Qu’il s’agisse de la base ou du sommet, les seules limites qu’il peut mettre à la connaissance sont les siennes.

Le regard descendant voit une multitude de catégories ; c’est ainsi qu’il représente. Le regard ascendant n’en voit aucune ; les interactions se voient accorder leur autonomie et se déroulent, indifférentes à leurs transformations. Leurs propriétés n’apparaissent qu’au regard descendant. Il n’existe ainsi pas de concurrence entre les ontologies uni et pluri-catégorielles. Elles se complètent. Mais leurs véritables noms sont ‘pseudo-ontologie unique’ et ‘épistémologie multi-catégorielle’ ou taxonomie.

Une ontologie a priori?

Lowe pense qu’il existe des catégories ontologiques a priori :

La structure catégorielle est une question a priori. En revanche, les relations taxonomiques entre espèces naturelles relèvent a posteriori de la loi naturelle. [… Un] régime catégoriel, étant a priori, ne devrait pas être évolutif ou provisoire. [Lowe 2001 : 185]

Encore une fois c’est un regard pseudo-ontologique. Les éléments n’ont pas connaissance de la catégorie dans laquelle leurs relations les font rentrer. C’est l’observateur qui la possède, par la théorie qu’il prête aux éléments pour leur devenir. L’observateur prend des photographies de la réalité à différents étages de sa complexité et s’arrange pour les relier. Mais n’oublions pas que c’est à partir de la photographie du résultat qu’il imagine celle du départ. Prédirait-il avec certitude le résultat à partir de la seule image de départ ? Non. Nous en avons encore la preuve récente, avec la découverte de l’intrication quantique, postérieure à celle des quantons. La mécanique quantique a été théorisée mathématiquement sans pouvoir prédire que des quantons appariés créeraient une émergence indissoluble s’imposant à ses éléments. La catégorie ‘intrication’ était indécelable dans les quantons en tant que propriété, avant de l’avoir observée. Il s’agit bien d’une catégorie téléologique, a posteriori, et non d’une ontologie a priori.

Aucun système ne peut catégoriser son devenir

Une espèce naturelle ne peut catégoriser son devenir. Lorsque nous croyons le faire, consciemment, nous construisons en fait une nouvelle couche d’information / de réalité interactive, qui analyse / synthétise nos actions passées et tente d’en prédire l’évolution. Ce ne sont pas ces actions existantes qui catégorisent leur devenir, mais un nouvel observateur apparu dans l’étagement complexe de notre mental. « Nouvelle espèce » plus évoluée de notre mental, pourrait-on dire. Espèce a posteriori et non a priori.

Construction des catégories ontologiques de Jan Westerfhoff

Jan Westerhoff cherche les catégories ontologiques en remontant l’arborescence qu’elles produisent. Il rétrécit ainsi ces catégories à celles qui ne peuvent plus être rapportées à d’autres. Il ne précise pas ce qu’elles peuvent être, se contentant de dire qu’elles doivent être distinctes et former une hiérarchie. Cependant il aboutit dans sa conclusion à choses importantes : 1) Ces catégories dépendent du schéma conceptuel choisi. 2) La nature de la chose qui la fait appartenir à une catégorie n’est pas plus essentielle que la nature des choses qui font la non-appartenance. La catégorisation est holiste. D’où la phrase finale de Westerhoff :

Nous pouvons maintenant conclure que pour une compréhension viable des catégories ontologiques qui rend justice à leurs propriétés centrales, ces catégories s’avèrent être beaucoup plus épistémologiques que les ontologues voudraient le penser. [Westerhoff]

Nous sommes bien d’accord. Westerhoff pourrait se montrer plus tranchant. Son enquête repose essentiellement sur la sémantique et la manière dont nous structurons les concepts. Or la signification des mots est le point de départ le plus épistémologique qui soit. Elle est très personnelle à chaque esprit. La sémantique est un univers mental horizontal. Une personne utilise spontanément les mots sans conscience de leur imbrication hiérarchique. Prendre conscience est représenter la structure de son propre langage. C’est une démarche épistémologique.

Un effort du personnel et non du réel

Il existe une multitude de démarches possibles. Chaque mental part d’un sommet complexe différent. Chacun installe également ses propres fondations théoriques à la racine du monde. Si bien que l’ontologie, qui devrait être unique et propriété du réel, est en fait personnelle, emplie de représentations fausses et de mythes à propos de l’origine. La catégorisation ontologique, en se multipliant, a surtout pour but de faire entrer toutes ces représentations dans son champ, sans dire si elles ont quelque chose à y faire. Cette catégorisation nous éloigne de l’ontologie moniste imperturbable du réel. S’il répond à un principe unique, celui-ci a peu de chances d’apparaître sous la collection de photographies que nous prenons de ses multiples apparences, quand l’effort de les rassembler en catégories est un effort personnel et non celui du réel.

Pourquoi les classifications sont en vérité téléologiques

Les premières classifications ontologiques ont été construites sans référence au fonctionnement de l’esprit, inconnu à l’époque. Impossible pour les penseurs classiques de s’extraire de leur mental en tant que processus inclus dans la réalité. C’est encore difficile aujourd’hui. Ainsi les classifications étaient téléologiques / intentionnelles davantage qu’épistémiques / analytiques. À présent les neurosciences permettent de préciser ces termes. Par téléologie, je veux dire « nos représentations théoriques qui se cherchent dans la réalité », et quand elles ne se trouvent pas elles s’auto-organisent de manière à en former une plus complexe qui corresponde. Il existe ainsi deux mécanismes fondant notre relation avec le monde, chacun à l’extrémité de la dimension complexe : les micromécanismes du réel et l’auto-organisation du mental.

Dans cette relation la seule chose dont nous soyons pleinement propriétaires est l’expérience mentale. Les mécanismes, eux, sont interdépendants. Celui du réel fonde celui du mental, et celui du mental représente celui du réel pour l’influencer. Les classifications dites ontologiques appartiennent clairement à la deuxième direction et non la première.

Plantons notre arbre !

Une fois ce constat assimilé, nous pouvons classifier à loisir. Une, deux, quatre, mille catégories ? Toutes sont utiles pour créer l’arborescence, en sachant que cette structure démarre toujours de l’esprit et non du réel. Une véritable classification ontologique devrait démarrer d’un principe transcendantal, mais nous ne le connaissons pas, et nous sommes handicapés par le langage, plutôt qu’aidés par lui, pour le trouver. Pour y parvenir, il faudrait se débarrasser de toute représentation, simplement éprouver le principe de complexité tel qu’il édifie la réalité.

Nous pouvons supposer que la conscience humaine est une telle expérience, locale, positionnée à l’endroit de la dimension complexe où chacun de nos esprits est parvenu. Cela n’a donc rien d’une expérience universelle telle que l’imaginent les holistes.

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One Category Ontology, L.A. Paul, 2017
The Four-Category Ontology A Metaphysical Foundation for Natural Science, E. J. Lowe, 2006
The construction of ontological categories, Jan Westerhoff, 2004

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