Deux directions dans la dimension complexe
Le double regardconjonction du regard descendant, celui de l'esprit constitué vers le monde, et du regard ascendant, celui du monde constituant l'esprit More est une notion fondamentale sur la manière dont notre esprit appréhende la réalité. A propos de toute chose se séparent deux approches : 1) Comment la chose s’est-elle constituée ? 2) Comment la chose apparaît-elle dans le contexte où elle est formée ?
En considérant toute chose comme structurée, ces regards sont deux directions de la dimension complexe : 1) Le regard ascendant (des micromécanismes moins complexes vers la chose). 2) Le regard descendant (des observateurs plus complexes vers la chose).
A la conjonction de ces deux regards se trouve une même chose, sous deux aspects très différents :
1) Pour le regard ascendantregard prêté par la conscience individuelle aux choses en elles-mêmes, à la manière dont le monde se constitue indépendamment de l'esprit More la chose est une continuité d’interactions régies par des règles. Il n’existe pas d’« éléments » puisque toute individuation est elle-même issue d’interactions sous-jacentes. L’origine (virtuelle) ne voit pas les résultats mais seulement le processus se poursuivant.
2) Pour le regard descendantregard de la conscience individuelle sur les choses, avec ses a priori, assumés ou non More la chose est un résultat, une discontinuité, une individuation dotée de propriétés particulières. Les micromécanismes sont également des individuations. La réalité des choses apparaît comme un empilement de plans d’existence.
Regard ascendant / ontologique
Le regard ascendantregard prêté par la conscience individuelle aux choses en elles-mêmes, à la manière dont le monde se constitue indépendamment de l'esprit More est voisin de l’ontologie des philosophes. La différence est que l’ontologie est inaccessible. L’origine des choses n’est pas connaissable. Elle n’est appréhendée qu’à travers des représentations propriétaires de l’esprit. Autrement dit le sommet de la dimension complexe simule les micromécanismes de la base. Le regard ascendantregard prêté par la conscience individuelle aux choses en elles-mêmes, à la manière dont le monde se constitue indépendamment de l'esprit More naît bien dans le mental et non dans la réalité en soi. Il est l’expression du pôle Réel, la partie de l’esprit consacrée aux représentations de la réalité, au non-soi. Le pôle Réel, en science, est fréquemment confondu avec la réalité en soi. Le scientifique assimile son mental à l’essence des choses. Non. Il est encore un intermédiaire, sinon il n’existerait jamais d’erreurs et de corrections en science.
Regard descendant / épistémique / téléologique
Le regard descendantregard de la conscience individuelle sur les choses, avec ses a priori, assumés ou non More est voisin de l’épistémie des philosophes, qui se préoccupe des manières dont nous regardons les choses. Il assume sa subjectivité. Mais il est complètement objectif en tant que sensations éprouvées, identitaires. Le regard descendantregard de la conscience individuelle sur les choses, avec ses a priori, assumés ou non More est l’expression du pôle Esprit, la partie de l’esprit consacrée aux représentations du soi. Univers personnel indépendant de celui du pôle Réel, variablement accepté comme imaginaire.
En tant que subjectivité, le regard descendantregard de la conscience individuelle sur les choses, avec ses a priori, assumés ou non More véhicule une intention. C’est ainsi qu’on le dit téléologique : il existe une causalité descendante, du plus complexe vers le moins complexe.
Opposition catégorique et nécessaire
Les deux regards sont forcément conflictuels. Ils regardent une même séquence d’états de manière contradictoire. Pour le regard ascendantregard prêté par la conscience individuelle aux choses en elles-mêmes, à la manière dont le monde se constitue indépendamment de l'esprit More la cause est devant le résultat. Causalité privilégiée. Pour le regard descendantregard de la conscience individuelle sur les choses, avec ses a priori, assumés ou non More le résultat est devant la cause. Finalité privilégiée.
Le conflit entre les deux regards est inévitable et nécessaire. C’est par lui que la chose n’est pas réduite à l’un de ses aspects (ce qui empêcherait de l’appréhender entièrement). La chose en soi n’est pas accessible, mais le double regardconjonction du regard descendant, celui de l'esprit constitué vers le monde, et du regard ascendant, celui du monde constituant l'esprit More permet de la cerner. Rien n’est oublié. L’esprit cherche d’une part à s’éprouver comme la chose et d’autre part à la comprendre. C’est ainsi qu’il peut recréer la complexité de la chose, sans perdre de vue de ce qu’elle est en tant qu’entité.
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